Scanner à racines.

Sous forum du forum général où on va parler de toutes les expérimentations en cours chez les uns et chez les autres.

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OLIVE81
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Re: Scanner à racines.

Message par OLIVE81 » 02 janv. 2019 20:11

Dès que j'ai suffisamment d'inoculum, je fais un apport massif en surface au dessus du scanner… avec un peu de chance, à défaut de truffette on assistera à la dissémination des spores par les fourmis qui se sont installées juste au dessus du scanner.

Olive
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jj24
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Re: Scanner à racines.

Message par jj24 » 02 janv. 2019 20:27

Bonsoir,

J'avais retenu que la T° de 17° (environ), dans le sol était favorable au développement du mycélium; autrement dit favorable à la rencontre des cellules de polarité opposées? Prélude aux naissances? (mars/avril/mai sur le graph?)
Olive81, quelle T° en février chez toi?
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OLIVE81
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Re: Scanner à racines.

Message par OLIVE81 » 02 janv. 2019 20:38

Tiens puisqu'on est là à parler d'évolution… je vous soumet trois planches… il s'agit de trois vues de l'ensemble de la surface de la vitre …

La première date de l'installation.. à l'époque je pestais contre cette poche d'air qui s'était formée … puis je m'étais dit qu'elle pourrait avoir son intérêt à long terme…
Février.jpg
un point intermédiaire à fin juin… après un printemps très humide et froid, juste au moment où le sol commence à sécher et a se réchauffer… entre le premier et le deuxième cliché il y a eu à peu près 400 mm de pluies… pas rien quand même …
Fin juin.jpg
Et puis le dernier cliché de décembre… là encore, les épisodes méditerra nnéens sont passés par là 350mm auxquels il faut ajouter les arrosages et à noter les 112 mm en une seule journée le 15/10
Décembre.jpg
Maintenant j'attends vos remarques mais comme vous pouvez le constater, la poche d'air est toujours là et l'aspect de la terre au contact de la vitre s'est "fluidifié"... Donc malgré tout si on aménage de grosse poches d'air comme quand on passe la grelinette… elles peuvent subsister toute une saison même en terrain non structuré.

Olive

PS si je retrouve les clichés… je vous montrerai autre chose...
Vous ne pouvez pas consulter les pièces jointes insérées à ce message.
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Re: Scanner à racines.

Message par Batavus » 02 janv. 2019 21:18

C' est étonnant mais probablement que le racinaire a créé une charpente qui empêche le trou de s' affaisser
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Re: Scanner à racines.

Message par jj24 » 03 janv. 2019 07:52

Bonjour,

Avis perso; on voit sur le 2ème cliché, que des racines naissent et colonisent ce vide apparent;
Est-ce par absence d'obstacles? (et moins d'énergie à dépenser pour les exsudats par ex).
On voit ensuite comme des hyphes de champignons, (bien visibles sur le dernier cliché): récupération du carbone de l'air, (via les bactéries par ex)?
On voit aussi que le volume de cette poche d'air diminue au fur et à mesure que la rhizosphère se reconstruit; les bébêtes et autres micro-organismes finiront par boucher "le trou" :D
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Re: Scanner à racines.

Message par Jcrtruffe » 03 janv. 2019 13:06

Bonjour à tous

Difficile à expliquer car il est tombé vraiment beaucoup d'eau.
En plus la terre a bien évolué en particules fines proche du sable,
Après je ne pense pas que les racines adorent se retrouver dans un vide , même si elles y trouvent du carbone, leurs fonctions restent la pénétration et l'exploration du sol pour en retirer les éléments nécessaires à l'arbre .

Jcr
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Re: Scanner à racines.

Message par OLIVE81 » 03 janv. 2019 22:44

Bonsoir,
03-01C.jpg
Sur la plus grosse myco à gauche on peut voir le mycelium qui commence à en sortir.

Olive
Vous ne pouvez pas consulter les pièces jointes insérées à ce message.
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Re: Scanner à racines.

Message par galistruffe » 06 janv. 2019 19:47

bravo olive , chez moi les scans donnent de super info , j espere qu'ils trouveront un financement pour les exploité , les diffuser et continuer .
les graphiques c est chez moi .le mat2 est celui présent seulement dans le sol ??? les 3 arbres prélevé sont tous de tres bon producteur .jerome
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Re: Scanner à racines.

Message par Jcrtruffe » 06 janv. 2019 19:53

galistruffe a écrit :
06 janv. 2019 19:47
bravo olive , chez moi les scans donnent de super info , j espere qu'ils trouveront un financement pour les exploité , les diffuser et continuer .
les graphiques c est chez moi .le mat2 est celui présent seulement dans le sol ??? les 3 arbres prélevé sont tous de tres bon producteur .jerome
Bonjour Jérôme

Constates tu aussi la même courbe avec le maximum de avril à juin ?
Je me rappelle aussi que tu nous disais qu'il fallait travailler le sol fin février car après c'était trop tard .
Tu confirmes ?

Jcr
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Re: Scanner à racines.

Message par jj24 » 07 janv. 2019 10:01

Bonjour,

Qui peut dire la durée de vie du mycélium truffe :?:
(1 dizaine de jours pour d'autres champis, par ex!)
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Re: Scanner à racines.

Message par OLIVE81 » 08 janv. 2019 05:48

Bonjour,

Jérôme, à tout hasard, il n'y aurait pas le même types de courbes issus d'arbres non travaillés ????

Les images montrent que des mycos se font pendant l'hiver, du coup il est logique qu'on observe un pic de mycelium en suivant, mais je serais curieux de savoir, si on ne travaille pas un brûlé producteur, si ce seuil le plus haut qu'on observe à partir de février, se maintiendrait du coup jusqu'à juin ??? L'effondrement lié au travail du sol, fait prendre la mesure de l'impact du travail et pose, une nouvelle fois la question de l'ampleur à donner au travail du sol une fois le champignon bien installé et la production amorcée… il est probable qu'en fonction du secteur, du climat local et surtout de la nature du sol, l'ampleur du pic de mycelium ne soit pas aussi marqué d'une année à l'autre … et pour ce qui est du travail en février, là encore il faut tenir compte du contexte pédoclimatique… pour ma part je l'ai expérimenté par la force des choses ces deux dernières années et le constat sur mon sol fragile est sans appel : les bénéfices d'un travail précoce ne se maintiennent pas assez longtemps dans la saison pour permettre un bon développement des truffes… du coup moi je pars plutôt pour un travail le plus tardif possible, enfin au plus proche de la fin mars avec également une grosse modulation de l'intensité donnée à la taille racinaire… mais c'est à double tranchant… car sous nos latitudes et avec les printemps pluvieux et froids qu'on se cogne, c'est prendre le risque de ne pas pouvoir travailler.

Du coup on en revient au fonctionnement du naturel et aux écrits anciens (pradel... oui je sais ça fait sourire mais je pose la question quand même) Les arguments allant dans le sens d'un travail réduit avec un impact minimal sur le racinaire à partir de l'entrée en production sont tout de même très recevables… pourquoi détruire un cycle qui se fait très bien tout seul… on peut contenir le racinaire d'autres façons, déjà en maintenant une taille performante durant les jeunes années puis ensuite par une taille des racines à la périphérie du brûlé au moyen d'un outil tranchant réalisée à intervalles réguliers… opération qui peut être mécanisée… ou Pas… et pour ce qui est de l'aération de la zone de production, si la nature du sol ne permet pas un maintient suffisant de cette aération pendant les premières années et aux moments clés de la production, là encore nous avons tout un panel d'outils (paillages) pour faire en sorte qu'un sol trop fragile garde somme toute de bonnes propriétés. C'est là que l'importance de la structure d'une terre prend tout son sens.

Pour ma part, l'arrivée précoce de la production me replonge dans les interrogations des premiers jours de la truffière il y a 5 ans et la différentiation des pratiques entre la phase d'installation et une fois que l'arbre est en production me paraît de plus en plus nécessaire, encore une fois, par rapport aux exigences de mon terrain… et il y a fort à parier que ces pratiques seront amenées à évoluer une nouvelle fois quand les arbres prendront de l'âge… :roll:

Olive
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Message par melano » 08 janv. 2019 10:59

La question du rôle du travail du sol sur la vitalité du mycélium est en effet très intéressante.

Une première chose : la nature n'a pas attendu les outils de l'homme pour savoir structurer et aérer les sols. Dans un sol "sauvage" de forêt ou de prairie, c'est la faune du sol qui structure le sol par la création d'agrégats stables souvent ronds (pseudo sable) et qui crée la porosité (macro par les vers par exemple et micro par les micro arthropodes).

Le travail du sol censé, compenser les défauts du sol, apporte une amélioration à très court terme mais sur le long terme détruit purement et simplement le sol.

L'homme moderne est pressé. Il n'a pas le temps d'attendre que le sol se structure naturellement ce qui prend du temps. Du coup, il travaille et crée une porosité artificielle souvent bien moins durable que la porosité naturelle consolidée par la glomaline des champignons ou le mucus des vers.

On le voit d'ailleurs très bien sur tes photos. Sur la première, tu as une porosité artificielle créée par le travail mécanique. Au fil du temps, elle est remplacée par une porosité biologique constituée par de nombreuses galeries étayées par les sécrétions de la faune. Le sol constitue une espèce de pâte qui colle à la vitre mais qui n'en est pas moins parcouru par de nombreuses galeries d'origine biologique. La porosité est sans doute numériquement la même en valeur absolue même si son origine est différente. Le sol ne s'est pas affaissé en témoigne la cavité qui conserve ses dimensions.

Une fois qu'on a dit ça et qu'on est parti dans le travail du sol, on se rend compte que celui-ci détruit le mycélium mais crée derrière des conditions très propices à son développement par la structure favorable nouvellement crée. Le sol travaillé se réchauffe plus vite, il est plus oxygéné, mieux drainé. Du coup, en 3 semaines, les niveaux de présence de mélano sont revenus au niveau initial. Que se serait-il passé sans travail? Le mycélium aurait-il persisté dans le sol ou aurait-il disparu manquant ainsi la période favorable aux naissances? Difficile de répondre.

Les mêmes courbes réalisées dans le nord de la France montrent un pic au mois de juin. Les conditions du milieu (température notamment) semblent très importantes. Et le travail du sol influence les températures. C'est donc assez complexe comme équation.

Fred
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Re: Scanner à racines.

Message par jj24 » 08 janv. 2019 11:22

Bonjour,

OK Olive81. Ce qui sort de la jolie myco pourrait être le mycélium dit "secondaire"?

Le fait de ne pas travailler le sol pendant 2 ans est possible sans perte de productions; à conditions que des orages répétés ne finissent par tasser le sol: expériences vécues chez moi avec mon sol +ou- argileux;

Pas de réponse, mais je posais la question de durée de vie du mycélium, justement parce que liée au travail du sol:
Si le mycélium a 1 durée de vie courte (?), le travail du sol ne perturbera pas, ou peu celui-ci?
Ce que je constate chez moi: l'action combinée: taille racinaire et aération sont favorables au champignon et bactéries; l'outil utilisé à une grande importance: pas de vibro chez moi, par ex;
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Re: Scanner à racines.

Message par Lemarnais » 08 janv. 2019 12:21

Melano, je partage complètement ce que tu dis sur l'impact "artificiel" du travail du sol. Aussi on pourrait imaginer que la destruction du mycelium+de myco remette à zéro le rapport mat1/mat2 dans la zone travaillée, et permette à la zone d'être reconquise par les 2 mat. En partant du principe qu'un mat prend le dessus sur l'autre au bout de quelque temps, ce qui entrave la repro sexuée. Peu importe si le mycelium est "primaire" ou "secondaire" c'est une autre question.
Si l'écologie du champignon + les formes de survie du champignon sont bien installés, la place est rapidement recolonisée (sauf si perturbation trop brutale ou nouveau venu + compétitif et profiteur). Puis de nouveau fusion/canibalisme/inhibition d'un mat sur l'autre. Qui prend plus ou moins de temps selon les conditions, des semaines/mois/années.

JJ27, on avait parlé de l'échelle de temps de la croissance du mycelium une fois. Je pense que la dynamique du brûlé de "30cm par an" il faut la remettre en cause. Le mycelium in situ doit se développer très vite, puis mourir, puis repartir, des myco etc plusieurs fois par mois/périodes. Il faut pas s'imaginer une croissance continue au court de l'année du mycelium comme on peut l'observer visuellement sur le developpement d'une branche d'arbre.

Une fois on m'a dit qu'une étude suisse sur l'uncinatum en naturel démontrait qu'on retrouvait le mm individu sur une 100 de mètres et que donc en comparaison avec melano il ne fallait pas travailler le sol car sinon on allait tuer l'individu et repartir de zéro à l'origine du premier arbre. Mais je pense que justement il ne faut pas voir le mycelium comme une entité linéaire qui se developpe comme une branche, qui une fois coupée, repart de la base. Je le vois plutôt comme des marcottes de noisetier. Le mm ADN de base mais les pieds marcottés représentent les mycos et les branches marcottées le mycelium qui s'est déplacé. Et ces mycos du mm individu, elles peuvent etre sur des hotes differents sur 100m. Je sais pas si on me suit..
Dernière modification par Lemarnais le 08 janv. 2019 13:17, modifié 2 fois.
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Re: Scanner à racines.

Message par Lemarnais » 08 janv. 2019 12:54

Dans la mm réflexion, on pourrait penser que le fait de travailler le sol les 3-4 premières années permet d'éviter qu'un des 2 mat ne prenne le dessus sur l'autre (en rebatant les cartes à chaque travail du sol) ce qui induit une production précosse due aux myco de l'arbre lui mm et non de devoir attendre la venue du mat opposé provenant d'un autre arbre. D'où la différence d'échelle de temps entre production précoce "systeme intensif" et production tardive "système laisser faire la nature".
Le fait de reensemencer augmenterait le %de chances d'avoir les 2 mat (Si plus aucune myco mat opposé n'existe dans la zone travaillé).
C'était l'impact du w de sol sur la sexualité ensuite il y a d'autres impacts sur le développement des truffettes/racinaire etc.
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