À la recherche du père de nos truffes.
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Leromain84
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Re: À la recherche du père de nos truffes.
POUR CREER UN COUP DE FROID METTRE DES PAINS DE GLACE AU SOL ET CA MARCHE;
JM
JM
VAUCLUSE PIEDS DU VENTOUX NORD
"quoique l'on dise ou que l'on fasse le cul du rabassier sentira toujours le thym"
"quoique l'on dise ou que l'on fasse le cul du rabassier sentira toujours le thym"
Re: À la recherche du père de nos truffes.
Bonsoir,
Si le choque thermique étais réellement une façon de finir le cycle de la truffe,pourquoi ne pas mettre en grosse quantité de la glace sur vos brulés au 10 décembre par exemple afin d'avoir vos truffes prettent pour les fétes?
Si le choque thermique étais réellement une façon de finir le cycle de la truffe,pourquoi ne pas mettre en grosse quantité de la glace sur vos brulés au 10 décembre par exemple afin d'avoir vos truffes prettent pour les fétes?
"La truffe, c'est l'éternelle jeunesse!"
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Leromain84
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Re: À la recherche du père de nos truffes.
LE STRESS GLACIAL C'EST POUR LA GERMINATION ;
Pour la maturité aussi mais c'est moins important car les truffes sont dans le sol.
jm
Pour la maturité aussi mais c'est moins important car les truffes sont dans le sol.
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Re: À la recherche du père de nos truffes.
J'ai eu le temps de parcourir l'article, pas facile, l'anglais décroche par moment, et je me suis endormi en plein milieu.melano a écrit :bon, j'ai lu attentivement le dernier article de Rubini et al au sujet de la séxualité de Tuber melanosporum : ils ne sont pas plus avancés que nous.
http://www.casimages.com/f.php?f=14010911172542834.pdf
Il semble dire que le plus probable est la rencontre de 2 mycéliums 1-1-1 et 1-2-1 d'arbres voisins car sans mycorhizes à l'autre bout du mycélium, il pense que ceux ci n'auront pas les ressources nécessaires pour développer les structures sexuelles et passer de l'état végétatif à l'état reproductif...
L'enjeu étant que les mycéliums se rencontrent dans un même lieu, et soient aussi synchronisés dans le temps : il faut que les structures sexuelles soient prêtes en phase !
- un choc météo froid pourrait entrainer le développement de ces structures
- la microbiologie du sol aussi
- un élément qui est de ma réflexion : si on veut que les mycéliums soient synchro dans leur cycle et augmenter les chances, il faudrait aussi qu'ils soient accrochés à la même essence hôte....
Ceci dit je crois moyennement à tout cela car ca voudrait dire que dans une même zone on aurait pour les truffes la même mère (ok) mais aussi le même père (non ok).
Il le dit 10 lignes plus haut mais ca ne le choque pas...
Enfin l'article a tout un couplet sur le substrat actuel à l'origine de la fabrication des plants mycorhizés. Celui ci est fait avec des spores de mélano d'origines non contrôlées qui pourraient tuer la diversité et petit à petit dégrader la qualité (les truffes petites ou les moins bonnes à consommer étant parfois utilisées pour faire les plants).
Il militerait :
- soit de sélectionner des mycéliums de truffes au top (gustativement + calibre) et fabriquer les plants à partir de celui ci.
- soit d'utiliser les belles truffes locales pour faire les plants.
Seb
contrairement au doute, seule la certitude rend fou
Re: À la recherche du père de nos truffes.
Perso, je serais très curieux qu'ils nous fassent une étude de la génétique des truffes dans les truffières plantées. Si ça se trouve malgré des décennies de transfert de truffe d'une région à l'autre, dans nos truffière, les souches locales ont repris le dessus.
On le voit avec les truites. On en a mis des centaines de milliers dans les cours d'eau et dans l'immense majorité des cas, aucune n'a laissé ses gènes. On retrouve partout que de sauvages originelles à de rares exceptions près.
Pour le monospecifique, tu viens d'achever de me convaincre. Je pars sur du 100% pub sur une de mes futures parcelles.
Fred
On le voit avec les truites. On en a mis des centaines de milliers dans les cours d'eau et dans l'immense majorité des cas, aucune n'a laissé ses gènes. On retrouve partout que de sauvages originelles à de rares exceptions près.
Pour le monospecifique, tu viens d'achever de me convaincre. Je pars sur du 100% pub sur une de mes futures parcelles.
Fred
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Rachik
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Re: À la recherche du père de nos truffes.
Bonsoir à tous,
Bonsoir à tous,
Maintenant il faut bien reconnaître que les racines traçantes ne s'arrêtent pas à mi-chemin de l'arbre suivant. Le mycélium les suivrait de l'intérieur de la racine et ne ressortirait qu'à l'émission d'une nouvelle portion de chevelu dans cette zone propice?
(du coup le brûlé serait la conséquence d'un surdosage de substances défensives, chaque arbre continuant à émettre une pleine dose pour protéger son champignon et ses bactéries sans prendre en compte la quantité produite simultanément par l'autre?)
????
Jean
Bonsoir à tous,
Jusqu'à présent cette idée ne me semblait pas bonne à cause de ma vision de la "méthode intégrée". Je pensais que le fait de maintenir le chevelu dans une zone prédéfinie empêchait les rencontres avec le mycélium de l'arbre d'à côté.Il semble dire que le plus probable est la rencontre de 2 mycéliums 1-1-1 et 1-2-1 d'arbres voisins car sans mycorhizes à l'autre bout du mycélium, il pense que ceux ci n'auront pas les ressources nécessaires pour développer les structures sexuelles et passer de l'état végétatif à l'état reproductif...
Maintenant il faut bien reconnaître que les racines traçantes ne s'arrêtent pas à mi-chemin de l'arbre suivant. Le mycélium les suivrait de l'intérieur de la racine et ne ressortirait qu'à l'émission d'une nouvelle portion de chevelu dans cette zone propice?
(du coup le brûlé serait la conséquence d'un surdosage de substances défensives, chaque arbre continuant à émettre une pleine dose pour protéger son champignon et ses bactéries sans prendre en compte la quantité produite simultanément par l'autre?)
????
Jean
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bion
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Re: À la recherche du père de nos truffes.
Bonjour,
J'ai moins confiance quand ils ne font que penser.....
Il arrive qu'un arbre isolé soit producteur, ce qui contredit cette réflexion.
Cela montrerait également que l'apport sporal est inutile
Michel.
Le rôle des chercheurs n'est t-il pas de démontrer?il pense que ceux ci n'auront pas les ressources nécessaires
J'ai moins confiance quand ils ne font que penser.....
Il arrive qu'un arbre isolé soit producteur, ce qui contredit cette réflexion.
Cela montrerait également que l'apport sporal est inutile
Michel.
Re: À la recherche du père de nos truffes.
Et pourtant, la réflexion est le principal travail d'un chercheur au sein de la démarche expérimentale. Il doit s'inspirer de ce qui a déjà été fait, tout intégrer et par la réflexion chercher de nouvelles voies pour faire progresser la connaissance.Le rôle des chercheurs n'est t-il pas de démontrer?
J'ai moins confiance quand ils ne font que penser.....
Ensuite, une fois la problématique posée, il doit émettre des hypothèses théoriques issues de sa pensée pour mettre sur pied des expériences pour les valider ou les invalider.
Tout ça se fait par la réflexion.
Fred
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galistruffe
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Re: À la recherche du père de nos truffes.
comment il fait l arbre de deux ou trois ou quatre ans qui produit pour rencontrer des racines d un autre arbre alors qu ils sont planté a plus de 4 metre voir 5 , 6 ,8 metre
jerome
jerome
Re: À la recherche du père de nos truffes.
Bonjour à tous,
et là est le problème, c'est que le sous-groupe tuber ne fonctionne pas sur le même modèle que ce qui a été décrit jusqu'à maintenant concernant les ascomycètes.... du coup c'est la panique, il faut "inventer", c'est là ou se situe la différence entre Henri Poincaré qui est passé à deux doigts de la relativité (remarquable mathématicien et physicien) et Albert Einstein qui est allé "puiser" pour se procurer l'outil mathématique.....
Mais que l'on ne se trompe pas d'objectif.... il y avait il y a bien longtemps des truffières pour produire quantité de truffes et il y en a toujours... c'est que la réponse est sous notre nez et qu'elle est simple.... un "Einstein" nous apportera peut être un jour la réponse.
joel
et là est le problème, c'est que le sous-groupe tuber ne fonctionne pas sur le même modèle que ce qui a été décrit jusqu'à maintenant concernant les ascomycètes.... du coup c'est la panique, il faut "inventer", c'est là ou se situe la différence entre Henri Poincaré qui est passé à deux doigts de la relativité (remarquable mathématicien et physicien) et Albert Einstein qui est allé "puiser" pour se procurer l'outil mathématique.....
Mais que l'on ne se trompe pas d'objectif.... il y avait il y a bien longtemps des truffières pour produire quantité de truffes et il y en a toujours... c'est que la réponse est sous notre nez et qu'elle est simple.... un "Einstein" nous apportera peut être un jour la réponse.
joel
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bion
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Re: À la recherche du père de nos truffes.
Bonjour,
Michel.
C'est bien l'absence de cette phase qui me fait douter.melano a écrit :mettre sur pied des expériences pour les valider ou les invalider.
Michel.
Re: À la recherche du père de nos truffes.
Dans l'étude, ils évoquent aussi un éventuel rôle des spores dont il suffirait de synchroniser la germination avec l'émission du filament femelle réceptif à la fécondation.
Synchroniser l'appareil reproducteur mâle et femelle, la nature sait très bien le faire pour les différentes espèces. Et les espèces qui ont des problèmes basent alors les rencontres sur le hasard en libérant des centaines de millions de gamètes dans le milieu.
C'est d'ailleurs le cas pour la truffe. Une truffe de cent gramme qui pourrirait dans le sol serait à même de libérer des centaines de millions de spores qui au gré des moyens de transport seront disséminées dans le milieu naturel.
On peut alors très bien imaginer une germination plus ou moins continue de spores lors des périodes favorables. Vu la quantité, à moment donné ou à un autre, ça match comme ils disent dans les experts NCIS police scientifique.
Fred
Synchroniser l'appareil reproducteur mâle et femelle, la nature sait très bien le faire pour les différentes espèces. Et les espèces qui ont des problèmes basent alors les rencontres sur le hasard en libérant des centaines de millions de gamètes dans le milieu.
C'est d'ailleurs le cas pour la truffe. Une truffe de cent gramme qui pourrirait dans le sol serait à même de libérer des centaines de millions de spores qui au gré des moyens de transport seront disséminées dans le milieu naturel.
On peut alors très bien imaginer une germination plus ou moins continue de spores lors des périodes favorables. Vu la quantité, à moment donné ou à un autre, ça match comme ils disent dans les experts NCIS police scientifique.
Fred
Re: À la recherche du père de nos truffes.
Jerôme, tu sais bien sûr que ce ne sont pas les racines qui se rencontreraient mais bien les myceliums qui pourraient faire eux bien plus de "chemin"...
Il ne ferme aucune porte et les spores restent une source possible pour le père. Il suggère juste que ce qui marche le mieux serait une rencontre de 2 myceliums issus de 2 arbres distants car :
- ces myceliums auraient les ressources necessaires pour la "modification transgénomique" permettant de fabriquer les organes reproducteurs
- ces myceliums seraient synchro dans le temps (développement végétatif et issus de l'environnement commun)
- dans l'espace leur volume permet une rencontre beaucoup plus certaine , par rapport à des spores localisés ici ou là
Je ne sais pas si il a complètement raison ou tort, pour l'instant je doute et je ressasse tout ca...
Je rapporte juste ce qu'il raconte (ou ce que je crois comprendre de son exposé)...
En tous cas, si cette méthode de reproduction marche mieux et qu'on sait fabriquer des plants "males" et "femelles" , ca pourrait nous permettre de revoir notre facon de planter et concevoir une truffière.
Seb
Il ne ferme aucune porte et les spores restent une source possible pour le père. Il suggère juste que ce qui marche le mieux serait une rencontre de 2 myceliums issus de 2 arbres distants car :
- ces myceliums auraient les ressources necessaires pour la "modification transgénomique" permettant de fabriquer les organes reproducteurs
- ces myceliums seraient synchro dans le temps (développement végétatif et issus de l'environnement commun)
- dans l'espace leur volume permet une rencontre beaucoup plus certaine , par rapport à des spores localisés ici ou là
Je ne sais pas si il a complètement raison ou tort, pour l'instant je doute et je ressasse tout ca...
Je rapporte juste ce qu'il raconte (ou ce que je crois comprendre de son exposé)...
En tous cas, si cette méthode de reproduction marche mieux et qu'on sait fabriquer des plants "males" et "femelles" , ca pourrait nous permettre de revoir notre facon de planter et concevoir une truffière.
Seb
contrairement au doute, seule la certitude rend fou
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bion
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Re: À la recherche du père de nos truffes.
Je suis plus enclin à croire à ce mode de fonctionnement, qu'à celui évoqué de la nécessité d'une mycorhize "male" derrière le mycélium pour obtenir la fructification.melano a écrit : ils évoquent aussi un éventuel rôle des spores dont il suffirait de synchroniser la germination avec l'émission du filament femelle réceptif à la fécondation
Michel.
Re: À la recherche du père de nos truffes.
Ouais... pas plus avancés et pas plus malins. Ce qui fait pencher le plus pour un rôle des spores c'est le renouvellement des génotypes d'une saison à l'autre au sein du même brûlé. Pour obtenir une telle variabilité génétique dans un si petit espace, je vois mal comment cela serait possible sans l'apport des produits antérieurs de la reproduction sexuée, tous génétiquement différents des parents. Il existe aussi trop d'exemples d'arbres isolés très bons producteurs pour croire à une fécondation croisée entre leurs mycéliums. Quant à la sélection des truffes les plus belles ou adaptées localement, heureusement qu'on a pas attendu après eux, mais c'est vrai que les évidences ne sont admises qu'après une publication scientifique. Quelle perte de temps et d'énergie! Demandez aux australiens s'ils se posent toutes ces questions...
Renlo
Renlo