Re: Bannissons le vin traditionnel et le vin "bio"
Publié : 24 avr. 2014 17:06
Malheureusement c'est Fred qui a raison, voici un extrait du mensuel Alternatif bien être d'août 2013 :
Manger quotidiennement des fruits et des légumes est excellent pour la santé, et l’été invite tout particuliè- rement à la dégustation de ce que la nature offre en abon- dance : légumes de saison variés et fruits juteux. Dans les pays où l’agro-industrie est développée, comme la France, la Belgique, le Canada, et même la Suisse, il y a toutefois un problème : beaucoup de fruits et légumes sont chargés de pes- ticides. D’après une étude1 de l’Institut National de Veille Sa- nitaire (INVS), les Français sont davantage intoxiqués par les pesticides que leurs voisins Allemands ou que les Américains. Et si le plan gouvernemental Ecophyto, lancé en 2008, s’est fixé pour objectif de réduire de moitié leur usage d’ici 2018, les résultats ne sont toujours pas au rendez-vous. Alors au- jourd’hui, est-il vraiment possible de croquer sans danger dans une bonne pomme ? Que risque-t-on quand on ouvre en deux un bel abricot ? Ou quand on découpe une tomate bien mûre pour la marier avec une feuille de salade ? Voici notre enquête.
l est bien sûr évident que l’idéal est de pouvoir consommer des aliments issus de l’agriculture biologique (ou encore mieux de son potager). Mais le bio a un petit défaut. Enfin plus exactement un énorme défaut : il est beaucoup plus cher ! Et parfois même, osons le dire, complètement à côté de la plaque. Entre des haricots verts bio venant du Kenya, et ceux cultivés par un producteur de votre région, mais en convention- nel, lesquels privilégier ? Entre des avocats bio vendus en barquette de carton bardée de film plastique orné d’une grosse étiquette colorée et un avocat non bio sans emballage, comment choisir ?
râce à une ONG environnemen- tale américaine, l’Environmental Working Group (EWG), il est maintenant possible de faire des choix judicieux. Le monde, et c’est une bonne nouvelle, ne se divise plus entre BIO et PAS BIO. Les résidus de pesticides contenus dans les fruits et les légumes les plus couram- ment consommés aux États-Unis ont été analysés, permettant de dresser un tableau2 des plus contaminés aux moins
contaminés.
Quinze fruits et légumes ont été classés « propres », c’est-à-dire non contaminés. Vous pouvez les choisir sans culpabiliser en provenance de l’agriculture conven- tionnelle : asperge, avocat, chou, melon, maïs doux, aubergine, pamplemousse, kiwi, mangue, champignon, oignon, pa- paye, ananas, petits pois (surgelés), patate douce.
Gardez à l’esprit qu’il est toujours préfé- rable de respecter la saisonnalité, vous éviterez ainsi les fruits et légumes pous- sés sous serre qui profitent souvent de traitements fongiques importants, ainsi que des produits provenant de l’autre hémisphère, où les saisons sont inver- sées, mais qui sont souvent transportés par avion. Tournez-vous de préférence vers des productions de proximité (du moins pour les végétaux qui poussent dans nos régions), elles n’ont pas besoin d’être traitées sur les lieux de stockage, d’autant que vous y gagnerez en fraîcheur et en saveur pour un prix très raisonnable.
L'EWG a en revanche dressé la liste des douze fruits sales, les plus susceptibles d’être contaminés de façon importante par plusieurs pesticides (par ordre décroissant de concentration) : pomme, céleri, tomate cerise, concombre, raisin, piment, necta- rine, pêche, pomme de terre, épinard, fraise, poivron, chou frisé, courge d’été. Notre conseil : prenez cette liste avec vous quand
vous allez faire vos courses, ou apprenez-la par cœur !
En croisant d’autres données européennes3 et françaises4, on peut y ajouter des légumes plus couramment consommés dans l’hexagone : tomate, laitue et poireau.
Pour ceux-là, à chaque fois que cela vous est possible, optez pour l’agriculture biologique, la seule à réglementer strictement l’usage des pesticides. Pour faire taire les méfiants, des données objectives ont été fournies récemment par une très large analyse5 portant sur des centaines d’études : les contaminants sont nettement moins présents dans les aliments bio, leur taux est 30 fois inférieur compa- ré aux aliments classiques.
pestiCides et sAnté, fAUt-iL s’inQUiéter ?
Un menu type, sain et équilibré en apparence, ferait ingurgiter des dizaines de pesticides différents.6 Or, comme les pesticides sont des produits destinés à tuer, on peut logiquement imaginer que leurs effets sur l’organisme sont nocifs. Mais jusque là, l’impact sur la santé restait difficile à évaluer, aucune étude n’y ayant répondu clairement. Une expertise collec- tive basée sur l’ensemble de la littérature scientifique internationale vient enfin d’être publiée par l’INSERM.7 Une mise à plat qui a de quoi inquiéter... Les professionnels du milieu agricole au contact direct des pro- duits chimiques sont les premières victimes et connaissent une augmentation significa- tive des risques de développer certaines pathologies : maladie de Parkinson, can- cer de la prostate, lymphome non hodg- kinien et myélome multiple. L’expertise confirme aussi les résultats d’une étude8 montrant que les femmes enceintes et les jeunes enfants vivant à proximité des zones agricoles devaient être particulièrement protégés, car les risques de fausse-couche, de malformation congénitale, de leucé- mie, de tumeur cérébrale ou d’atteinte neuro-développementale sont élevés. Pour le reste de la population, selon l’INSERM, les données récoltées ne permettent pas de prédire les risques... Alors que l’on sait déjà que certains pesticides qui ne sont plus utilisés, mais dont les traces persistent toujours dans l’environnement agissent comme perturbateurs endocriniens et nuisent clairement à la fertilité masculine.9 Même si les recommandations officielles restent timides, les pesticides pourraient se révéler des bombes à retardement !
Pour ceux qui souhaitent connaître la suite il suffit de s'abonner
Voici les études :
1 Fréry N, Guldner L, Saoudi A, Garnier R, Zeghnoun A, Bidondo ML. Exposition de la population française aux substances chimiques de l’environnement. Tome 2 - Polychlorobiphényles (PCB-NDL) et pesticides. Saint-Maurice : Institut de veille sanitaire ; 2013. 178 p.
2 EGW’s 2013 shopper’s guide.
3 McKinlay, R., Plant, J.A., Bell, J.N.B., Voulvoulis, N. Endocrine disrupting pesticides: implications for risk assessment. Environment international 2008; 34(2):168-83. European Food Safety Authority; 2009 EU Report on Pesticide Residues. EFSA Journal 2011; 9(11):2430. [226 pp.] doi:10.2903/j.efsa.2011.2430.
4 Direction Générale de la Concurrence, de la Consommation et de la Répression des Fraudes : Surveillance et contrôle des résidus de pesticides dans les produits d’origine végétale en 2009 – paru le 15/11/2011.
5 Smith-Spangler C, Brandeau ML, Hunter GE, Bavinger JC, Pearson M, Eschbach PJ, Sundaram V, Liu H, Schirmer P, Stave C, Olkin I, Bravata DM. Are organic foods safer or healthier than conven- tional alternatives?a systematic review. Ann Intern Med. 2012 Sep 4;157(5):348-66
6 Enquête réalisée par l’association Générations Futures (MDRGF) entre juillet et septembre 2010.
7 Expertise collective – Pesticides, effets sur la santé – Inserm 2013 - ISBN 978-2-85598-906-X.
8 Nathalie Bonvallot, Marie Tremblay-Franco, Cécile Chevrier, Cécile Canlet, Charline Warembourg, Jean-Pierre Cravedi, Sylvaine Cordier “Metabolomics tools for describing complex pesticide
exposure in pregnant women in Brittany (France)” Plos one 21/05/2013.
9 Rolland M, Le Moal J, Wagner V, Royère D, De Mouzon J. Decline in semen concentration and morphology in a sample of 26,609 men close to general population between 1989 and 2005 in
France. Hum Reprod. 2013 Feb;28(2):462-70.
Il n'est donc pas recommander de manger une pomme en conventionnel pour être en bonne santé.
Voici une vidéo récente de Julien Venesson rédacteur en chef de cette revue qui donne ses recommandations pour être en bonne santé :
https://m.youtube.com/watch?v=nITqdQ7PeyU
Manger quotidiennement des fruits et des légumes est excellent pour la santé, et l’été invite tout particuliè- rement à la dégustation de ce que la nature offre en abon- dance : légumes de saison variés et fruits juteux. Dans les pays où l’agro-industrie est développée, comme la France, la Belgique, le Canada, et même la Suisse, il y a toutefois un problème : beaucoup de fruits et légumes sont chargés de pes- ticides. D’après une étude1 de l’Institut National de Veille Sa- nitaire (INVS), les Français sont davantage intoxiqués par les pesticides que leurs voisins Allemands ou que les Américains. Et si le plan gouvernemental Ecophyto, lancé en 2008, s’est fixé pour objectif de réduire de moitié leur usage d’ici 2018, les résultats ne sont toujours pas au rendez-vous. Alors au- jourd’hui, est-il vraiment possible de croquer sans danger dans une bonne pomme ? Que risque-t-on quand on ouvre en deux un bel abricot ? Ou quand on découpe une tomate bien mûre pour la marier avec une feuille de salade ? Voici notre enquête.
l est bien sûr évident que l’idéal est de pouvoir consommer des aliments issus de l’agriculture biologique (ou encore mieux de son potager). Mais le bio a un petit défaut. Enfin plus exactement un énorme défaut : il est beaucoup plus cher ! Et parfois même, osons le dire, complètement à côté de la plaque. Entre des haricots verts bio venant du Kenya, et ceux cultivés par un producteur de votre région, mais en convention- nel, lesquels privilégier ? Entre des avocats bio vendus en barquette de carton bardée de film plastique orné d’une grosse étiquette colorée et un avocat non bio sans emballage, comment choisir ?
râce à une ONG environnemen- tale américaine, l’Environmental Working Group (EWG), il est maintenant possible de faire des choix judicieux. Le monde, et c’est une bonne nouvelle, ne se divise plus entre BIO et PAS BIO. Les résidus de pesticides contenus dans les fruits et les légumes les plus couram- ment consommés aux États-Unis ont été analysés, permettant de dresser un tableau2 des plus contaminés aux moins
contaminés.
Quinze fruits et légumes ont été classés « propres », c’est-à-dire non contaminés. Vous pouvez les choisir sans culpabiliser en provenance de l’agriculture conven- tionnelle : asperge, avocat, chou, melon, maïs doux, aubergine, pamplemousse, kiwi, mangue, champignon, oignon, pa- paye, ananas, petits pois (surgelés), patate douce.
Gardez à l’esprit qu’il est toujours préfé- rable de respecter la saisonnalité, vous éviterez ainsi les fruits et légumes pous- sés sous serre qui profitent souvent de traitements fongiques importants, ainsi que des produits provenant de l’autre hémisphère, où les saisons sont inver- sées, mais qui sont souvent transportés par avion. Tournez-vous de préférence vers des productions de proximité (du moins pour les végétaux qui poussent dans nos régions), elles n’ont pas besoin d’être traitées sur les lieux de stockage, d’autant que vous y gagnerez en fraîcheur et en saveur pour un prix très raisonnable.
L'EWG a en revanche dressé la liste des douze fruits sales, les plus susceptibles d’être contaminés de façon importante par plusieurs pesticides (par ordre décroissant de concentration) : pomme, céleri, tomate cerise, concombre, raisin, piment, necta- rine, pêche, pomme de terre, épinard, fraise, poivron, chou frisé, courge d’été. Notre conseil : prenez cette liste avec vous quand
vous allez faire vos courses, ou apprenez-la par cœur !
En croisant d’autres données européennes3 et françaises4, on peut y ajouter des légumes plus couramment consommés dans l’hexagone : tomate, laitue et poireau.
Pour ceux-là, à chaque fois que cela vous est possible, optez pour l’agriculture biologique, la seule à réglementer strictement l’usage des pesticides. Pour faire taire les méfiants, des données objectives ont été fournies récemment par une très large analyse5 portant sur des centaines d’études : les contaminants sont nettement moins présents dans les aliments bio, leur taux est 30 fois inférieur compa- ré aux aliments classiques.
pestiCides et sAnté, fAUt-iL s’inQUiéter ?
Un menu type, sain et équilibré en apparence, ferait ingurgiter des dizaines de pesticides différents.6 Or, comme les pesticides sont des produits destinés à tuer, on peut logiquement imaginer que leurs effets sur l’organisme sont nocifs. Mais jusque là, l’impact sur la santé restait difficile à évaluer, aucune étude n’y ayant répondu clairement. Une expertise collec- tive basée sur l’ensemble de la littérature scientifique internationale vient enfin d’être publiée par l’INSERM.7 Une mise à plat qui a de quoi inquiéter... Les professionnels du milieu agricole au contact direct des pro- duits chimiques sont les premières victimes et connaissent une augmentation significa- tive des risques de développer certaines pathologies : maladie de Parkinson, can- cer de la prostate, lymphome non hodg- kinien et myélome multiple. L’expertise confirme aussi les résultats d’une étude8 montrant que les femmes enceintes et les jeunes enfants vivant à proximité des zones agricoles devaient être particulièrement protégés, car les risques de fausse-couche, de malformation congénitale, de leucé- mie, de tumeur cérébrale ou d’atteinte neuro-développementale sont élevés. Pour le reste de la population, selon l’INSERM, les données récoltées ne permettent pas de prédire les risques... Alors que l’on sait déjà que certains pesticides qui ne sont plus utilisés, mais dont les traces persistent toujours dans l’environnement agissent comme perturbateurs endocriniens et nuisent clairement à la fertilité masculine.9 Même si les recommandations officielles restent timides, les pesticides pourraient se révéler des bombes à retardement !
Pour ceux qui souhaitent connaître la suite il suffit de s'abonner
Voici les études :
1 Fréry N, Guldner L, Saoudi A, Garnier R, Zeghnoun A, Bidondo ML. Exposition de la population française aux substances chimiques de l’environnement. Tome 2 - Polychlorobiphényles (PCB-NDL) et pesticides. Saint-Maurice : Institut de veille sanitaire ; 2013. 178 p.
2 EGW’s 2013 shopper’s guide.
3 McKinlay, R., Plant, J.A., Bell, J.N.B., Voulvoulis, N. Endocrine disrupting pesticides: implications for risk assessment. Environment international 2008; 34(2):168-83. European Food Safety Authority; 2009 EU Report on Pesticide Residues. EFSA Journal 2011; 9(11):2430. [226 pp.] doi:10.2903/j.efsa.2011.2430.
4 Direction Générale de la Concurrence, de la Consommation et de la Répression des Fraudes : Surveillance et contrôle des résidus de pesticides dans les produits d’origine végétale en 2009 – paru le 15/11/2011.
5 Smith-Spangler C, Brandeau ML, Hunter GE, Bavinger JC, Pearson M, Eschbach PJ, Sundaram V, Liu H, Schirmer P, Stave C, Olkin I, Bravata DM. Are organic foods safer or healthier than conven- tional alternatives?a systematic review. Ann Intern Med. 2012 Sep 4;157(5):348-66
6 Enquête réalisée par l’association Générations Futures (MDRGF) entre juillet et septembre 2010.
7 Expertise collective – Pesticides, effets sur la santé – Inserm 2013 - ISBN 978-2-85598-906-X.
8 Nathalie Bonvallot, Marie Tremblay-Franco, Cécile Chevrier, Cécile Canlet, Charline Warembourg, Jean-Pierre Cravedi, Sylvaine Cordier “Metabolomics tools for describing complex pesticide
exposure in pregnant women in Brittany (France)” Plos one 21/05/2013.
9 Rolland M, Le Moal J, Wagner V, Royère D, De Mouzon J. Decline in semen concentration and morphology in a sample of 26,609 men close to general population between 1989 and 2005 in
France. Hum Reprod. 2013 Feb;28(2):462-70.
Il n'est donc pas recommander de manger une pomme en conventionnel pour être en bonne santé.
Voici une vidéo récente de Julien Venesson rédacteur en chef de cette revue qui donne ses recommandations pour être en bonne santé :
https://m.youtube.com/watch?v=nITqdQ7PeyU