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Re: À la recherche du père de nos truffes.
Publié : 07 mai 2013 20:20
par Leromain84
A tous
vous rejoignez mes idées depuis fort longtemps que tout provient des spores , déjà pour faire un plants myco au départ c'est grâce aux spores.
- il est sur les racines ou dans le sol d'un arbre voisin de mating type différent. Probable. Lors des études, on a montré que les échanges entre individus sont d'autant plus fréquents qu'ils sont proches. Mais cela peut aller jusqu'à 20 m.
Dans ma truffière j'ai un arbre qui produit mélano alors que tout autour ils produisent brumales.
venir de + de 20m pour féconder là, dans mon cas cela me semble septique ! j'en doute. Et de plus que cet arbre n'est pas viré à la brumale depuis + de 20 ans çà m'étonne aussi.
A l'INRA de Nancy
ils ont mi au point un test pour savoir si l'arbre ou le plant peut être + ou - , ils cherchent à le commercialiser.
C'est pour çà qu'avec le syndicat 84, on va faire venir le chercheur pour nous expliquer en détail la sexualité de la truffe; une journée de formation à venir pour traiter ce problème.
jacques 37
Avec ton expérience de haie truffière, tu vas avoir des résultats 'c'est sûr , il y a 15 ans je l'avais suggéré un gars de chez moi et il a eu un sacré résultat.
Mon neveu à repris l'idée il y a 3 ans dans le 05 , planté CV tous les 1.5m et taillés comme des cyprés.
A voir dans l'avenir.
En Espagne ils plantent des trillons maintenant plus tôt que des doublons , surement pour çà.
QQ conclusions à tirer :
- donc il faut s'arrêter à temps de récolter (Fin février ), faire pourrir les truffes dans le sol .
- Ne pas ramasser les immatures
- planter serré
- avoir des plants super sporés
- bienfait des truffettes avortées
- ensemencements positifs pour maintenir le milieu favorables
- rôle positif des bébettes (macro faune ) pour la dissémination des spores
A compléter.
Dans les plantations qui crachent, ce qui se passe à l'échelle d'un plant peut se produire à l'échelle d'une population d'arbres. Plus tu as d'arbres qui marchent, plus tu en auras car ils peuvent se contaminer les uns les autres.
entièrement d'accord , cela dépend du type de travail du sol ex: avec griffon ou cultivateur sous soleuse .....
jm
Re: À la recherche du père de nos truffes.
Publié : 07 mai 2013 20:46
par Leromain84
une réflexion:
Dans le passé on a eu des plants avec des brulés improductifs à mon idée les plants étaient fait avec des grosses truffes dont les spores avaient tendances à tirer sur un signe majoritairement + ou -
De nos jours on a des plants qui produisent plus tôt car il y a un mixage des truffes de plusieurs origines favorisant la mixité des signes + ou -
Par la suite et avec les années les plants prennent un signe majoritairement + ou - si l'on ne fait pas d'apport de spores pour maintenir les différents polarités .
jm
Re: À la recherche du père de nos truffes.
Publié : 07 mai 2013 21:08
par tuber11
Leromain:"vous rejoignez mes idées depuis fort longtemps que tout provient des spores , déjà pour faire un plants myco au départ c'est grâce aux spores."
Les dernières interventions sur le sujet laissent à penser au contraire que plusieurs d'entre nous croient davantage à une multiplication végétative à partir de la gléba que des spores.
Le mystère n'est pas pour autant élucidé avec certitude.
Alain
Re: À la recherche du père de nos truffes.
Publié : 08 mai 2013 12:31
par galistruffe
attention, jc , j ai dis une racines forte a plus de chance d emetre un chevelue fort donc evite de diviser cette tracante .elle émétra sont chevelue ou bon lui semble mais elle est opportuniste , quand elle trouve une zone neutre , aérée sans competition avec une humidité suffisante et un ensoleillement approprié elle fonce ;;;;;;; jerome
Re: À la recherche du père de nos truffes.
Publié : 08 mai 2013 12:32
par galistruffe
arretez de cherchez le pére cherchez l hote ; jerome
Re: À la recherche du père de nos truffes.
Publié : 08 mai 2013 19:51
par Leromain84
tuber 11
dans la gléba il y a des asques qui produisent des spores , ou je ne suis plus ,,,,,,.?
jm
Re: À la recherche du père de nos truffes.
Publié : 09 mai 2013 08:04
par tuber11
C'est sur qu'il y a des spores et c'est sur qu'elles peuvent germer mais il peut aussi y avoir aussi une multiplication végétative à partir des autres constituants de la gléba.
Alain
Re: À la recherche du père de nos truffes.
Publié : 09 mai 2013 17:25
par Leromain84
tuber11
tu me l'apprends, je ne pensais pas que cela soit possible,....
jm
Re: À la recherche du père de nos truffes.
Publié : 09 mai 2013 23:25
par pepinlebref
Bonsoir ou bonjour à tous,
Avant de fructifier le champignon doit effectuer un brûlé. Ses effets sont l’entrée de l’air dans le sol, donc un apport important d’oxygène, avec une élévation de la température. La conséquence est un assèchement du sol, et une activation du travail mycélien.
La réalisation du brûlé est assurée par les moyens que le mycélium reçoit de l’arbre. Ce dernier lui en fournit les moyens. Plus le mycélium assèche une zone, et plus l’arbre lui donne les moyens d’en assécher une nouvelle. L’observation de brûlé, notamment dans des sols hétérogènes, me donne à penser que sa direction n’est pas fortuite, et doit répondre à au moins deux exigences.
Assurer à l’arbre son apport minimal en eau et oligo éléments
Assurer une mise en place favorable pour sa fructification et dissémination. La réalisation du brûlé doit répondre à ces deux exigences. Comme si le travail du mycélium, doit être le plus efficace possible, oui amener l’eau plus oligos, mais ne pas oublier que son but premier est sa fructification et sa dissémination.
L’installation du brûlé est un préalable nécessaire à la fructification. Peut être est ce le rôle du mycélium issu des mycorhizes, (portées par le chevelu) et autres spores.
Si je suis Monsieur Gallistruffe, les traçantes étant des racines stabilisatrices, et stockent le carbone, serait possible que le lieu de la fructification soit a leur contact (direct ou pas, ?) . Ces sur ces racines que nous trouvons les stromas, et donc pouvons nous supposer que ceux-ci sont le siège de la fructification? et peut être déterminant dans la polarité ( mating type).
Cependant, si nombre de truffettes n’arrivent pas à maturité, certainement dû à un déficit en eau, mais aussi peut être à une non prise en charge par le stroma, via les possibilités de nutrition carbonée, assurés par les traçantes.
En résumé, pour qu’il y est fructification, ( si je suis cette logique) il faut au préalable au moins trois conditions :
1 installation du brûlé
2 formations de stromas
3 stockages important de réserve de carbone ( voir travaux récents de systruff)
Sur ce dernier point, cette réserve est assurée par la photosynthèse, principalement stockée sous forme d’amidon, à la fin de l’été, si le produit de la photosynthèse est excédentaire par rapport au besoin de l’arbre.
C’est au moment du débourrement que s’effectue une redistribution de ces matières carbonées, induisant un désordre alimentaire au niveau racinaire en particulier, qui pourrait correspondre au moment du commencement du cycle du champignon. Ce qui pourrait expliquer en partie pourquoi le chêne vert rentre en production plus tôt que le pubescent, car en réalisant la photosynthèse toute l’année, il est capable de stocker une grosse quantité de carbone non structural.
Donc, tant qu’un chêne n’est pas capable, potentiellement de produire des glands, il ne pourrait y avoir de truffes. Il faudrait qu'il y est un désordre, un risque pour que le champignon décide de fructifier, ce qui est assez commun aux champignons.
Hypothèse inverse, avec l'assurance d'une distribution carbonée suffisante, la fructification peut commencer. Je préfère la première hypothèse.
pardon pour le simplisme, et le basique, mais la fructification doit être terriblemment complexe, avec ces médiations chimiques, que si déjà l'on m'éclaire sur ces questions, cela me suffira.
merci à tous.
Re: À la recherche du père de nos truffes.
Publié : 10 mai 2013 07:03
par jacques 37
pepinlebref a écrit :Bonsoir ou bonjour à tous,
.../...
merci à tous.
Bonjour pepinlebref et bienvenu sur notre forum
Il est comme pour beaucoup de "prise de parole" que l'intervenant se présente. Il est vrai que c'est beaucoup plus clair pour ceux qui écoute ou lisent ses interventions.
Ton approche est celle d'un observateur évolué et tu dois donc avoir bien des choses à nous raconter sur cette passion qui nous enveloppe tous plus ou moins, un peu comme ce stroma qui entoure cette racine qui a déjà traversée quelques saisons ...

Re: À la recherche du père de nos truffes.
Publié : 10 mai 2013 10:15
par pepinlebref
Bonjour Jacques,
je ne suis pas éclairé du tout, et c'est bien la raison pour laquelle je suis sur ce forum, où j'ai l'impression que certains peuvent nous aider à comprendre des notions scientifiques que je ne maîtrise pas. Par exemple, les stromas.
Je suis plus sur le terrain et c'est en grelinant, et à votre lecture que je me suis posé ces questions basiques, en partant du postulat de base que le but final est la fructification et la dissemination du champignon.
toutes mes hypothèses reposent la dessus, le champignon doit fructifier et met en oeuvre des strategies.
J'essaye de les percevoir par déduction. Le brûlé, quand, comment, pourquoi ? je pense qu'il devrait profiter au champignon.
Quand ? au printemps (pour le premier), qu'est ce qui se passe au printemps : le débourrement, Que mobilise l'arbre pour ce dernier et ainsi de suite...( hypothèses et déductions) et si je pousse ce raisonnement jusqu'au bout, le champignon a tout interêt à organiser cette perturbation alimentaire le plus vite et le plus efficacement possible, et donc que je me pose et vous pose de nouvelles questions.
pour le moment la question sur les stromas est peut être secondaire .
@ plus.
Re: À la recherche du père de nos truffes.
Publié : 10 mai 2013 19:35
par melano
Avant de fructifier le champignon doit effectuer un brûlé
Bonjour,
Je ne voudrais pas casser l'ambiance, mais même si ça semble vrai dans un certain nombre de cas, on trouve assez souvent des truffes dans des lieux où il n'y a pas de brûlé. Ce phénomène n'est peut-être pas la cause de la fructification, mais comme les stromas ou la naissance des truffettes, juste une conséquence de la présence de structures mycéliennes denses et actives.
Fred
Re: À la recherche du père de nos truffes.
Publié : 10 mai 2013 20:33
par pepinlebref
C'est exact, des truffes sans brûlé, moins fréquent tout de même qu'avec, alors ne parlons pas de cause, ou conséquence, mais d'une condition optimale. C'est sûr, vu mon hypothèse, cela m'arrange de dire cela...
Re: À la recherche du père de nos truffes.
Publié : 10 mai 2013 21:54
par melano
Pour ce qui est des stromas, on ne connait pas vraiment leur rôle. Ces structures ont été peu étudiées. Certains pensent que cela pourrait constituer une forme de résistance pour la truffe lors des périodes difficiles.
Pour la nutrition carbonée, on sait qu'elle existe, on a les périodes auxquelles les échanges se produisent mais la structure par laquelle ils ont lieu est inconnue.
L'important meme si on ne connait pas les structures, est d'avoir sa représentation du phénomène dans sa tête pour prendre des décisions sur la conduite de ses futures parcelles.
Fred
Re: À la recherche du père de nos truffes.
Publié : 11 mai 2013 11:32
par pepinlebref
Bonjour à tous,
connaître les lieux des structures pourrait avoir un intérêt : exemple
admettons que le lieu de la fructification soit sûr, ou à proximité des stromas. Si ces derniers sont situés sur les traçantes, qui dans nos sols maigres sont souvent dans l'horizon du chevelu, on pourrait s'interroger sur l'intérêt de travailler le sol profond, au risque de les endommager, physiquement, nécroses par exposition à l'air ... où bien travailler le sol le plus profond dès le départ pour les obliger à descendre, puis après quelques années remonter le travail ?
le cas idéal serait qu'elles se trouvent à l'interface des deux sols. autre question, ne serait il pas le rôle ou la conséquence ( comme tu veux), du travail du brûlé, de part son assèchement, obliger les traçantes à descendre pour protéger le lieu de la fructification?
Si l'on pense à des exemples que tu connais bien, dans le sud, dans des terres fines, drainantes, c'est un schéma idéal :ils auraient, par leur pratique, déterminer avec précision le bon rapport éxcédent de photosynthèse/ travail mycélien, en maintenant les arbres avec une taille peu élevée, masse végétale importante.
Tout va bien, nous sommes dans le sud, photosynthèse max, travail mycélien intense, le seul soucis c'est l'eau, arrosage abondant.
Ce qui fonctionne ici devrait être modifié ailleurs, dans le but de trouver ce rapport idéal entre photosynthèse/ travail mycélien en fonction des capacités drainantes et d'aération des sols.