Page 35 sur 49

Re: À la recherche du père de nos truffes.

Publié : 15 nov. 2013 08:39
par Rachik
Bonjour à tous.
construit ta pyramide avec les briques que tu maitrises .
Ca va plus ressembler à un barbecue en parpaings qu'à une pyramide alors...

Ca y est je me prends au jeu mais je n'ai pas le temps de me documenter en ce moment.
Je prends juste deux secondes pour réorganiser les briques qui ne me semblent pas trop fêlées (mode tetris activé!):

+Je conserve le rôle que j'ai assigné aux spores: régénération+bouée de secours mais je prends en compte le reste de l'ascocarpe puisque le mycélium serait issu directement de la gléba.
Les truffes ont grossi, ont mûri et pourri durant l'hiver. L'ensemencement en spores est assuré sur la zone colonisée l'année précédente, le champignon peut à présent faire un nouveau bond en avant. Pour imager encore une fois, plutôt que d'avoir un organisme qui s'étend "indéfiniment" comme un long élastique, ce serait un peu comme si à chaque saison on étirait un sandow et qu'au printemps on en accrochait un nouveau au bout du précédent etc etc...

+Au printemps le sol se réchauffe, il est encore humide, le champignon se réactive et est prêt pour reprendre sa conquête. Il dispose de tout le potentiel issu de la gléba produite par les ascocarpes. Disons qu'il réagit plus précocement que l'arbre et qu'il est impatient...
Il pourrait utiliser les substances produites par l'arbre pour protéger sa rhizosphère ("stocké" en partie à l'insu de son hôte ou produit en temps réel par le biais de faux messages?) pour transformer le milieu proche du front de conquête du chevelu de l'arbre. Il fait croire à l'arbre que la zone s'assèche et force celui-ci à émettre de nouvelles racines fines pour exploiter au plus vite ce qu'il prend pour les dernières traces d'humidité?

Mouais... Saucisse ou merguez?
Promis je me documenterai un jour!
Jean

Re: À la recherche du père de nos truffes.

Publié : 15 nov. 2013 13:44
par tuber01
tuber11 a écrit : Cette augmentation de l'acidité va dissoudre du calcaire et augmenter sensiblement le taux de calcaire actif dans la zone ou se trouve un important chevelu racinaire.
Je crois que c'est l'inverse : l'acidité dissout le calcaire actif donc moins de calcaire ensuite (mais un sel de calcium qui n'a rien d'actif)...
Le phénomène de chlorose ne doit pas être en jeu dans le brûlé...
En pinçant les jeunes pousses et en multipliant les bourgeons axillaires on augmente la production d'auxines qui vont à leur tour augmenter le développement du chevelu racinaire.
Oui mais l'auxine est envoyée pendant que le bourgeon axillaire existe et s'allonge, donc pincer "au bon moment" (à la fin du flush).

Seb

Re: À la recherche du père de nos truffes.

Publié : 15 nov. 2013 13:55
par omisc
Bonjour à tous,

Jean, c'est intéressant comme mécanisme, : "le champignon demande à l'arbre de produire une substance qui provoque le brûlé" pourquoi pas...

Mais perso je pense plus que c'est le mycélium qui secrète des substances dans le sol qui vont provoquer le brûlé.
Question, est-ce que ces substances ne lèveraient pas aussi la dormance des spores ? => les truffettes se formeraient quand le brulé est actif.

D'autre part, au sujet du brulé, je ne vois pas comment sous terre le mycélium peut distinguer une racine de chêne d'une racine d'herbe, il est probable qu'il essaie aussi de s'associer avec l'herbe, ou en tout cas s'en rapproche fortement et les substances qu'il secrète feraient crever l'herbe ?

Re: À la recherche du père de nos truffes.

Publié : 15 nov. 2013 17:05
par Leromain84
Rachik
+Je conserve le rôle que j'ai assigné aux spores: régénération+bouée de secours mais je prends en compte le reste de l'ascocarpe puisque le mycélium serait issu directement de la gléba.
oui par la suite,, mais les toutes premières le mycélium + et - provient -il uniquement des mycorhises ?

Omisc
Mais perso je pense plus que c'est le mycélium qui secrète des substances dans le sol qui vont provoquer le brûlé.
je le pense aussi pour l'avoir lu
Question, est-ce que ces substances ne lèveraient pas aussi la dormance des spores ? => les truffettes se formeraient quand le brulé est actif.
je pense que l'éclatement des poches se fait par la digestion de celle ci par la faune , micro faune, méso faune et après une dégel du sol et autres bestioles (vers etc....)
jm

Re: À la recherche du père de nos truffes.

Publié : 15 nov. 2013 19:26
par galistruffe
dom c est les bactéries qui lui indique a qui il a affaire .jerome

Re: À la recherche du père de nos truffes.

Publié : 17 nov. 2013 15:22
par jacques 37
galistruffe a écrit :ta premiere partie est tres interressante alain meme si ce que tu decris est la cause d un autre phénoméne , je n y avait pas pensé .il te faut vraiment lire le livre de macheix .jerome
Allez un petit passage sur ce livre et ses découvertes :
http://books.google.fr/books?id=i9vvtEn ... &q&f=false

Re: À la recherche du père de nos truffes.

Publié : 17 nov. 2013 16:26
par jeanmidu24
Merci Jacques.

jean-mi,

Re: À la recherche du père de nos truffes.

Publié : 17 nov. 2013 18:21
par tuber11
Je l'ai commandé aujourd'hui.
Alain

Re: À la recherche du père de nos truffes.

Publié : 17 nov. 2013 18:36
par rabase
Je l ai commencé il y a deux jours les premières pages consacrées aux polyphénols un peu sucrées rappel de chimie orga mais indispensables

Re: À la recherche du père de nos truffes.

Publié : 21 nov. 2013 09:17
par tuber11
Au printemps avec la chaleur et l'humidité, le mycélium se développe à partir du champignon contenu dans les racines de l'arbre: mycohrizes, stromas, réseau de hartig.
Cette croissance est au départ dans toutes le directions, puis uniquement dans les zones présentant le meilleur potentiel pour économiser les ressources. Vers l'extérieur du brûlé en truffière naturelle, vers la surface du sol pour les arbres travaillés.
Pendant son développement le champignon envoie à l'arbre un signal pour que celui-ci développe simultanément son chevelu racinaire dans la même zone.
Quand la densité du mycélium et du chevelu est importante des phénomènes physico-chimiques et hormonaux sont déclenchés par l'arbre et/ou le champignon qui provoquent le brûlé pour éliminer toute concurrence.
L'arbre donne alors le signal qui va déclencher la germination des spores les plus proches de ses racines. Celles-ci vont émettre un mycélium qui s'accouplera avec le mycélium primaire issu du champignon en symbiose avec l'arbre pour donner une truffette qui pourra coloniser rapidement les racines toutes proches qui l'alimenteront en carbone.
Si le milieu n'est pas modifié le phénomène se reproduira l'année suivante dans la même zone du brûlé qui restera la plus favorable avec une extension dans le cas d'une amélioration du milieu et une régression dans le cas d'une détérioration locale.
Alain
.

Re: À la recherche du père de nos truffes.

Publié : 21 nov. 2013 10:32
par melano
Toi, tu as regardé le film sur les champignons...

Ca tient la route. On doit plus être très loin de la belle pyramide. :lol:

On va encore affiner un poil sur le dialogue moléculaire entre les intervenants. Et on pourrait partir d'un poil plus tôt, de l'été d'avant où le trufficulteur taille son arbre pour favoriser le nombre d'apex aérien ==> plus d'hormones au niveau des racines ==> dialogue renforcé avec le champignon + densité racinaire supérieure etc...

Fred

Re: À la recherche du père de nos truffes.

Publié : 21 nov. 2013 13:31
par tuber11
Bonjour Fred,
Oui j'avais vu le film avant.Je l'ai trouvé passionnant.
A force d'ajouter des pièces au puzzle et en cumulant les idées et les observations de chacun on devrait progresser dans l'analyse du processus.
J'ai reçu aujourd'hui le livre de Macheix. Apparemment ardu quand on n'a pas fait de biologie!
Alain

Re: À la recherche du père de nos truffes.

Publié : 10 janv. 2014 10:53
par melano
bon, j'ai lu attentivement le dernier article de Rubini et al au sujet de la séxualité de Tuber melanosporum : ils ne sont pas plus avancés que nous.

http://www.casimages.com/f.php?f=14010911172542834.pdf

Bref, ils pataugent dans la même dimension du nous dans cette discussion et ils cherchent le père (appelé Roméo dans le papier).

Seul truc nouveau, un chercheur a démontrer qu'il y avait une attirance entre les filaments mâles et femelles grâce à des phéromones (=substances chimiques attractives). Un coup de froid serait nécessaire pour activer les gènes régulant ces phénomènes d'attraction.

Sinon, rien de neuf coté répartition des MAT, l'article fait juste la synthèse de ce qu'on connait sur le sujet sans rien apporter de nouveau.

Fred

Re: À la recherche du père de nos truffes.

Publié : 10 janv. 2014 11:45
par sergio
et en australie ils l'on le coups de froid ????

Re: À la recherche du père de nos truffes.

Publié : 10 janv. 2014 18:32
par stef@
oui il y a des coups de froid aussi ...
par coup de froid on peut comparer a une baisse significative des températures ce qui occasionne un stress de l'arbre .